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par SCampion

Etre Belge (*bhelgh)

22 h 18 min dans Art & Culture, Tous les articles par SCampion

Les Belges (en latin Belgae) sont un peuple antique de Gaule septentrionale (Gaule belgique). Venant de la moyenne vallée du Rhin et de la rive droite au nord du Main, les Belges arrivent dans la région où ils sont signalés à l’époque historique vers -600.

Ils y supplantent des Gaulois. Certains Belges semblent ensuite avoir migré vers les Balkans : on les signale en Bulgarie en -298, ils traversent l’Illyrie et attaquent la Macédoine (-260) et sont défaits par Attale Ier.

Horum omnium fortissimi sunt Belgae

César, dans la Guerre des Gaules décrit ainsi les populations habitant la Gaule : « Gallia est omnis divisa in partes tres, quarum unam incolunt Belgae, aliam Aquitani, tertiam qui ipsorum lingua Celtae, nostra Galli appellantur. Hi omnes lingua, institutis, legibus inter se differunt.

La Gaule tout entière est divisée en trois parties : les Belges habitent l’une, les Aquitains l’autre et ceux qui s’appellent Celtes dans leur propre langue et que nous appelons Gaulois dans la nôtre occupent la troisième.

Ces nations diffèrent entre elles par le langage, les institutions et les lois.) » Il poursuit en précisant, dans sa célèbre « éloge » du peuple belge, que les Belges sont les plus braves parmi ces trois peuples car les plus éloignés de la culture et de la civilisation de Rome. Il explique aussi que les Belges (du Nord) descendent de tribus ayant traversé le Rhin longtemps auparavant.

Selon lui, les Belges avaient acquis une rude réputation en combattant les Germains. L’archéologie moderne pourtant contredit César : les Belges n’étaient nullement retardés, ils ont même introduit les premières pièces de monnaie en (Grande) Bretagne.

La nature de la langue (ou des langues) parlée par les Belges est incertaine, vu l’absence d’écrits. Les hypothèses dans ce domaines se fondent principalement sur l’étude des noms de leurs tribus, de leurs chefs et de leurs dieux, cités dans les textes antiques.

Aujourd’hui, on considère généralement que la langue celtique était, chez les Belges comme ailleurs, la langue véhiculaire de l’élite, noblesse, chefs religieux et commerçants, parfois imitée par les couches sociales inférieures. Ceci explique que les chefs portaient des noms celtiques même dans des tribus considérées comme germaniques (Ambiorix et Catuvolcos chez les Éburons, Boduognat chez les Nerviens).

La nature de la langue des classes sociales inférieures, et donc le caractère authentiquement celte des tribus belges, est plus discutée. Le terme belge serait issu du celtique *bhelgh « se gonfler, être furieux » (voir le gaulois *bolga « sac de cuir » et le vieil irlandais bolg « soufflet, ventre »).

Il faudrait le comprendre soit comme « les furieux », soit comme « les fiers, les vantards, ceux qui se gonflent comme une outre ». Le celtique *bhelgh dérive de la racine indo-européenne *bhel- « gonfler ».

  • allemand : Belgier (de)* masculin, Belgierin (de)* féminin
  • anglais : Belgian (en)*
  • espagnol : belga (es)*
  • espéranto : belgino (eo)*
  • estonien : belglane (et)*
  • finnois : belgialainen (fi)*
  • grec : Βέλγος (el)* masculin, Βελγίδα (el)* féminin
  • italien : belga (it)* masculin et féminin identiques
  • néerlandais : Belg (nl)* masculin, Belgische (nl)* féminin
  • russe : бельгиец (ru)* masculin, бельгийка (ru)* féminin
  • slovaque : Belgičan (sk)* masculin, Belgičanka (sk)* féminin
  • suédois : Belgisk (sv)* masculin, Belgiska (sv)* féminin
« J’ai donc pu constater par moi même que les propos par rapport à la nationalité belge dans le Xenophobe’s guide to the: Belgians, sont corrects: la nationalité belge se définie par ce qu’elle n’est pas. Elle n’est ni française ni néerlandaise (ni allemande) »

Divers :

1. La réplique du chef belge dans Astérix chez les Belges « Après des semaines et des semaines d’esclavage, on a décidé qu’on ne savait plus supporter ! » est une allusion à une version des paroles de La Brabançonne, l’hymne national belge (« Après des siècles et des siècles d’esclavage [...] »).

2. “D’ après vous, Plutarque, qu’étaient les Belges?”- “Les plus puissants des Gaulois.”

3. “Retenez cette phrase du célèbre historien français Camille Julian: “Les Belges seront seuls à lutter pour leur indépendance. Ils se lèveront les premiers en 57 et ils céderont les derniers, en 51 avant Jésus-Christ.”

4. “Quant au plus grand historien romain, le fameux Tacite, il a dit: “Belgae Gallorum robur”: les Belges sont la force des Gaulois.”

5. “Charlemagne, c’est le plus belge des empereurs. Originaire de la dynastie des Pepin solidement enracinée dans nos régions, …”

6. ‘Godefroid Kurth a dit: – “Jusqu’ à la fin, nos chevaliers ne cessèrent d’aller verser leur sang en Terre Sainte pour la course sacrée de la Croix.  Aucune nation ne peut se vanter d’ avoir joué un rôle plus glorieux dans ces héroïques entreprises.  L’Europe entière le reconnut puisque c’est à des princes belges qu’ elle donna la couronne du royaume de Palestine et celle de l’ Empire latin de Constantinople.”

7. “Henri Pirenne: “L’ idéal chrétien et chevaleresque semble seul avoir prise sur les Croisés belges.” – “La croisade n’est pour eux qu’ une entreprise chrétienne et européenne.”

8. Après la bataille de Woeringen livrée le 5/6/1288 par le duc de Brabant, Jean Ier, contre les seigneurs allemands, “les ducs de Brabant dominent les régions s’étendant entre l’Escaut et la Meuse. Délivré à l’Est de l’ emprise germanique, le carrefour belge va subir à l’Ouest l’agression incontestable de l’impérialisme français, car le roi Philippe le Bel rêve de s’ emparer de la Flandre dont les richesses justifient la convoitise royale.”

9. Les ducs de Bourgogne, en guerre contre Louis XI, peuvent d’ abord compter sur le “dévouement et le courage des chevaliers belges dont l’élite compose l’ordre de la Toison d’or.”

10. “Charles Quint apprécia tellement les Belges, que lors de son abdication à Bruxelles, il déclara dans un sanglot: “Si je pleure, Messieurs, ne croye pas que c’ est pour la souveraineté que j’ abandonne, c’est pour l’obligation où je suis de m’ éloigner du pays de ma naissance et de me séparer de vassaux tels que ceux que j’y avais.”

11. “Dès le XIVe siècle, Jacques Van Artevelde concluait d’étroites alliances entre la Flandre, le Brabant et le Hainaut”

12. “30 familles wallonnes allant fonder la future New York, appellent leur village Nova Belgium, un marin anversois de la Compagnie des Indes, Pierre van den Broeck va fonder à Batavia une citadelle qu’il appelle Belgica, Juste Lipse appelle Philippe le Bon “conditor Belgii”, dans sa correspondance, Rubens emploie 27 fois le nom de Belgica, dans les collèges de jésuites, il y a un cours sur l’ histoire de la Belgique …”

À la lumière de nos constantes nationales, nous dirons donc : « Tout Belge authentique sera ce citoyen — utriusque linguae sciens — qui, loin de se fourvoyer dans la triple erreur du wallingantisme, du flamingantisme et de l’internationalisme, s’efforcera tout au contraire de s’acquitter de son mieux de ses droits et de ses devoirs civiques:

1° en travaillant sans cesse (et d’abord sur le plan de sa compétence professionnelle) au progrès économique et moral de son pays: carrefour de l’Europe et du monde ; 2° en défendant, au prix de sa vie s’il le faut, nos frontières et nos libertés (péril communiste) ;

3° en restant inébranlablement attaché aux plus sûrs garants de sa prospérité : le roi et nos lois.

–> Alors, que signifie pour vous être belge?

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par SCampion

Se faire un ami Belche !

2 h 45 min dans Art & Culture, Tous les articles par SCampion

Qu’est ce qu’un Ami ?

Un ami est, comme son nom l’indique, l’ami d’une personne avec qui elle a tissé des liens privilégiés qui surpassent les liens qui l’unissent aux autres personnes.
L’amitié en son état pur est inconditionnelle, c’est-à-dire que de vrais amis ne se jugent pas, et ne tiennent pas compte du temps qui passe.

Ainsi l’amitié dépasse-t-elle les valeurs individuelles et temporelles, elle est un état d’esprit, un lien particulier qui unit deux êtres…
Choisir un Belche comme ami ?

Excellent choix, un belge…

Vous tous êtes concernés: tu as un ami belge, reste… Tu n’en as pas ? Reste aussi, tu ne sais pas de quoi demain est fait.

Un ami belge, ça t’arrive comme ça sans crier gare, comme une frite sur la soupe !!!

“deviens un pro de la blague à 2 balles, toi aussi adopte un belge”

… en plus d’être sympa et fidèle, il présente l’énorme avantage de venir lui-même avec son stock de vannes sur les belges ! gain de temps et efficacité assurés…
Les Belges font rire, victimes depuis longtemps d’un comique de supériorité.

On sait moins que le Belge est volontiers blagueur, facétieux, porté sur la grivoiserie, la boisson, et la division duelle. On pourrait dire qu’il a le rire Gaulois, on dira plutôt qu’il a le comique belge.
Pour caractériser au mieux le rire belge, on le dira d’abord bruxellois, ensuite pittoresque, enfin ’spitant’, terme typique qu’on pourrait traduire par un mot qu’il faudrait inventer entre ‘futé’ et ‘vif’.
Mieux encore, les Belges sont les premiers à rire d’eux-mêmes, et l’autodérision est devenue une caractéristique essentielle du pays.

Comment faire ?

Attention, le Belge n’est pas facile a apprivoiser et il est difficile de se faire un ami belge… mais en échange, l’ami belge est un ami fidèle. C’est donc une question de temps et de respect pour son intimité.
On ne “force” pas sa porte, il faut du temps pour être invité chez un belge.

On commence par parler, rigoler, boire un verre au café…

Un bon truc est de t’chatter sur un forum belge (au lieu de .fr, tu vas sur .be), puis, tu peux passer tes vacances en Belgique, parler belge (”septante”, “nonnante”, “pain français”, “aller à la toilette”…)
J’aime mon ami Le belge… Le plus dur c’est de le comprendre !

Les humanités sont les études secondaires classiques. On ne va pas au lycée, on fait «ses humanités»: vous admettrez que ça a tout de même de la classe.
Humanité est un mot qui m’est très cher car il me renvoie à mon maître Confucius, pour lequel le ren, le «sens de l’humain» ou «vertu d’humanité» est en même temps l’essence et le but d’un parcours terrestre: l’attitude de celui qui vainc son égocentrisme et met au premier plan la justice et le bonheur de tous.
Et nous voilà au coeur de l’hospitalité telle que la pratiquent les Belges, … : cette capacité à faire ressentir à l’invité qu’ils ont un vrai plaisir à l’accueillir dans leur maison et que son confort physique et psychologique prime sur toute autre considération.
Cette «vertu d’hospitalité» est une qualité bien répandue en Belgique …

En résumé :

Avoir un ami Belge c’est être suuuuuurr qu’on ne pourra jamais être certains de se comprendre :

Parce qu’on ne partage pas exactement la même langue. Parce que l’essentiel d’un dialogue ne se passe pas dans le parler (mais par exemple dans les gestes, les intonations…).

Parce que je ne suis jamais certain de ce qu’autrui veut dire, au fond, ni qu’il saisisse bien tout l’implicite de mes propos (comprendre exige de faire un peu confiance)…

Pour s’intégrer à un groupe, il faut en parler la langue d’une manière qui satisfasse les membres de cette collectivité.

Tout se passe comme si cette communauté linguistique se disait : « Cette personne parle comme nous, elle doit donc être des nôtres ».

Des diverses composantes qui forment la culture, la langue est celle qui est la plus porteuse d’intégration et d’exclusion, plus encore que la religion, le comportement social, la tenue vestimentaire, l’alimentation et les coutumes.
Dans ce monument vivant façonné par d’innombrables générations d’utilisateurs se trouve encodé tout ce que ses locuteurs ont considéré comme important au fil des siècles et des ans.
La langue est une composante de la culture, mais toutes les cultures ne lui accordent pas la même importance.

Pour certaines, elle est si cruciale qu’il faut la protéger et préserver sa pureté, pour d’autres, elle n’est qu’un moyen de communication.

Dans certains cas, la langue est un gage d’appartenance, un instrument de cohésion et de solidarité, dans d’autres, elle constitue avant tout un savoir-faire…

Pour se faire des amis, le plus simple est d’en être un pour les autres. La compréhension exige qu’on joue le jeu de la communication :

Pour se comprendre, il

faut vouloir partager, communiquer, dialoguer.
le Belge …

Le comprendre c’est déjà agir …

1. Les indispensables ’septante’ et ‘nonante’ 70 = septante 90 = nonante Grammaticalement plus correct que les ersatz du type quatre-vingt-dix ou soixante-quatorze… Ceci ne souffre aucune discussion.
D’ailleurs, pour faire un parallélisme avec d’autres langues, en anglais, 70 se dit seventy et pas sixty-ten. Même le néerlandais, qui se rapproche plus du klingon (cfr Star Trek), fonctionne de la même façon: 90 = negentig.

2. L’accent, ou plutôt les accents… car en Belgique, il y a autant d’accents que de villages. Vous n’êtes pas obligé de pr endre l’accent pour converser avec un Belge.
Quelques dialectes:
le lieeeeeechois (Liège)
le namuuuurois (Namur), proche de l’accent suisse du Valais
le tournaisieeeennn (Tournai), proche du Picard
le brusseleir : est le plus connu et le plus (mal) imité. Allllei, dis, …fieu! De plus, le Bruxellois utilise 50% de mots français et 50% de mots “flamands” ou flamandisés juste pour faire bien. Exemple: Ah, fieu waar heb je de velo gelaisseerd? Ah, ja, in de camionnette.
Traduction: Eh bien, mec, où as-tu laissé le vélo ? Ah, oui, dans la camionnette.

3. Avoir une bonne prononciation
La seule façon d’apprendre, c’est d’écouter!
Quelques exemples: Bruxelles se prononce Brusselle (et pas Brukselle). Anvers se prononce Anverssss (et pas Anver, le “s” est là, alors il faut l’utiliser). Le célèbre W. En France, on préfère le prononcer comme un simple V. En Belgique, on préfèrera le prononcer “ouhe”.
Exemple: wagon = ouhagon ; wei = ouhei. Les noms flamands: à apprendre au cas par cas.
Mais, en tout cas, oubliez la prononciat

ion française! Exemple: Maastricht: le ch ne se prononce par “ch”, ni “k”, mais dans une espèce de râle comme si vous vouliez cracher.

4. Les spécialités régionales

Vous ne trouverez jamais d’endives en Belgique, mais des chicons.

Vous ne mangez pas des sandwichs, mais des pistolets; pas de petits pains aux raisins, mais des couques aux raisins; pas de chaussons aux pommes, mais des gosettes. On déjeûne le matin, on dîne à midi et on soupe le soir.

En Belgique, on “preste” des heures de travail ou un service. Et on aime aller à la kermesse (fête du village) manger des caricoles (des espèces d’escargots)…

On tire son plan (se débrouille), même quand on ne sait pas de chemin (à court d’idées). On boit des pils (bières) en demi (0.5 litres et non 0.25). On s’essuie les mains avec des essuies (serviettes), on attend famille quand on est enceinte et les portes s’ouvrent avec des clenches.

Et “à tantôt” signifie à tout à l’heure (et ne fait pas référence à un moment passé). On utilise les torchons (serpillières) pour nettoyer par terre

et non pour essuyer la vaisselle…
Pour nous, un crayon est toujours en bois avec une mine en graphite. En effet, les “bics” sont des stylos à bille et un stylo, un porte-plume. Mon bulex est en panne (chauffe-eau). Je mange des mange-tout (haricots vert) que je cuisine sur ma martinette (cuisinière à gaz).

le belge parlé…

- le parlé belge… On se fera un réel plaisir de bien distinguer entre le brusseler, le bruxellish, et le “belge” même si tous ces languages locaux s’interpénètrent à ravir !

Bonne Lecture …

A POUF: Au hasard. Comme ça, nous, devant un dilemme, on tape à pouf. Là ou d’autres, les malins se tapent la pouf.

A S’NAISE: En toute décontraction. L’expression dénote dans le chef de celui qui l’utilise, une pointe d’admiration pour l’imperméabilité au stress de celui dont il parle.

AUTO-SCOOTER: Tellement ancré dans les belgicismes qu’on se demande quel est le mot labellisé. Autotamponneuse? On s’en tamponne !

BOMME : poutre de gymnastique dont le nom provient très probablement du bruit que fait l’élève quand il le percute de plein fouet.

BÉKES : Exclamation de dégout. Plus un truc donne envie de rendre (remettre, vomir, gerber ) plus l’accent grave est marqué ( bèèèèèkes). C’est donc qu’il y a quelque chose de vraiment dégeu en vue.

A-FOND: « Cul sec » plutôt avec une chope et entre étudiants.

(S’)ABAISSER: Se pencher  » hé chou (chérie), fais un peu attention, quand tu t’abaisses , on voit ton début. »

ALLEZ !: Mot multi-fonctionnel « allez hein, te laisse pas aller » ou alors « mais allez, qui a fait ça ? » ou enfin: « allez, pourquoi tu dis ça menant? »

BACK: terme d’origine anglo-saxonne, attaché aux crampons dans certains cercles footballistiques foncièrement belgicains. « alors jef au keep, staf au back droit, jos au libéro, ronnie dernier homme et patchke au back gauche. » Généralement, le back droit est court sur pattes, plutôt baraqué, très modérement technicien et tacticien limpide: « dégage , men, dégage !  » Plus on descend dans les divisions, plus il est barbu, plus sa vareuse est étriquée, plus son haleine sait pourquoi les hommes savent pourquoi et plus ses adversaires ont des protège-tibias costauds.

BAS-COLLANTS: « Chou ce soir , il y a bal. Enlève ton cache-poussière et mets tes bas-collants, que tu me fasses pas sentir gêné comme la dernière fois »

BOILER: Le belge est fils d’une fracture, historique, culturelle, linguistique. Il vit sur une faille tectonique, qu’il a nommé la frontière linguistique où se frottent les continents germains et latins. De temps à autre, ça chauffe, ça pète à Leuven, à Fourons, Bruxelles, Hal ou Vilvoorde. Mais les plombiers se moquent de la tectonique. De Poperinge à Huy-Waremme, ils ne parlent pas de chauffe-eau mais de boiler. Et même si cet anglicisme barbare est devenu un « boualère » à Flémalle, un « boualééééééér » à Lietch et un « boïleur » à Ixelles, l’important dans ce pays, n’est t’il pas qu’on continue à se comprendre ?

BERME: terre-plein central. En Belgique, la berme désigne l’espace qui sépare les 2 chaussées d’une autoroute. En France, la berme est un sentier étroit aménagé entre le pied d’un rempart et un fossé ou encore entre une levée et un canal. Ce mot serait issu du haut allemand « brem » lui-même emprunté , croit-on, à l’ancien norrois « barmr » ( bord).

CARROUSEL: le truc qui tourne avec dedans des voitures de pompiers avec dedans des enfants. Le plus célèbre carrousel est fouronnais, avec dedans Jean-Marie Happart , une fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre, une fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre.

CERVELAS: agglomérat de viandes incertaines compressées façon zeppelin indissociable de « dikke » et de « tralala ». Le cervelas doit être avalé sans intelligence.

CLIGNOTEUR: lumière qui lume puis qui lume plus. Les français parlent de « clignotant ».

CLOCHE: Insulte désignant une empoté, gaffeur, nigaud.

CLOCHE: Pour cloque ou ampoule. « Papa, c’est encore loin, parce qu’avec mes cloches, j’ai mal à mes pieds ».

DOUF: Avec leur bla-bla savant, les métérologues font des chichis inutiles. En Belgique et pour les belges, il fait soit « caillant » soit « bon » soit « beau ». C’est on ne peut plus simple. Et si le mercure dépasse les bornes(saisonnières ) , alors chez nous , il fait « DOUF » = chaud , lourd. « Chérie, il fait douf ici, ouvre-moi un peu la fenêtre et pendant que tu es debout, prends-moi encore une duvel dans le frigo ».

DOUFFE: cuite. « Mon vieux , je me suis pris une de ces douffes, pourtant, j’avais pas bu grand’chose, juste une petite douzaine d’Orval » – Il est complètement stève, une fois (donc un peu !) pourtant il est dedans :-)

ESSUIE DE VAISSELLE: linge de maison servant à sécher couverts, verres et casseroles après qu’on les a lavés et bien rincés. L’utiliser aussi comme essuie-mains , c’est dégueulasse.

EXEMPLATIF: Mais pourquoi diable, les belges s’escriment-t-ils à user de vocables inusités dans l’hexagone? Mais parce que chez ces snotneus, ces biesses, ils n’y a ni drèves, ni soquets, ni couques, ni lichettes, ni bermes centrales ! Et on ne dit pas ça en guise d’exemple ou de manière exemplaire mais à titre exemplatif.

FEU OUVERT: L’âtre de la cheminée ! Un feu ouvert, c’est un peu comme une cassette mais avec l’image en vrai.

FREQUENTER: Avant les meufs, au temps de Mlle Beulemans, on ne flirtait pas, on ne draguait pas, on sortait pas avec, on ne se les tapait pas. La descendance de Bossemans et Coppenole fréquentait tout comme nos parents à l’expo 58. Mais fréquentait qui ? demanderait les parisiens en bas de ça. Ouille que nous n’aimons pas ces garçons ! Qu’ils sachent que dans son emploi absolu, « fréquenter » signifie les rapports disons?..amoureux avant les fiançailles. Comme chacun sait, après, on ne fréquente plus, on « courtise ».

FRISKO: C’est bien simple, on ne connaît pas le mot en français. Un frisko, c’est un frisko. On remercie Artic qui l’a inventé ainsi que les noisella ( frisko avec noisettes) et le cornetto ( à la fraise).

FROTTER: récurer, mais aussi danser un slow ou gueuler sur quelqu’un qui a fait des bêtises. « Je lui ai frotté les oreilles ». Aussi, l’un des mots préférés de notre Rodrigo national quand cela se joue au sprint:  » Ohlala, ça frotte dans tout le peloton et Boonen qui est enfermé !  » Bien insisté sur les « R », pour le dire comme à la télé.

FROTTEUR: petite brosse pour tableau noir. N’efface pas parfaitement la craie ( l’éponge est là pour cela). Provoque un bruit formidable quand lancé du dernier banc, il percute le tableau sur sa face non feutrée. Les anciennes versions en bois sont beaucoup plus maniables et font encore plus de bruit.

FROUCHELER: roucouler, flirtouiller, se faire des papouilles.

GRIFFE: « - Maman, j’ai mal ma joue, – c’est malin ça, t’as une grande griffe » Des voyous peuvent aussi faire des griffes à votre voiture ! Attention !

JOURNEE (bonne): Tout est question d’intonation. » Au revoir, Monsieur, au revoir Madame et une bonne journéééée ». A dire avec un cul de poule et un air de faux-cul

KLOUCH : « juste un klouch de sauce », une cuillère de sauce

LOGOPEDE: Orthophoniste. Curieusement, le français admet  » logopédie » mais snobe les « logopédes » dont l’étymologie n’est pourtant pas moins imparable.

NON PEUT-ETRE: oui surement. Et pour dire non ,il faut dire oui, peut- être.Seuls les belges s’y retrouvent.

OUILLE-OUILLE: Si ça fait mal, c’est ouille. Dit deux fois, ça n’exprime plus la douleur mais l’étonnement, la lassitude ou l’impossibilité. « Ouille-ouille, qu’est ce que tu me demandes là ? Dans certains cas, c’est plus menaçant:  » Ouille-ouille, qu’est ce que tu vas prendre !  » Souvent utilisé pour exprimer de la surprise par rapport au récit d’un interlocuteur : « Ouille-ouille, toi !  »

MANIQUE: Le Mari: » Ouille, je m’ai brulé à la casserole de carbonnades ». Sa femme: » M’enfin chou, je t’avais dit de prendre les maniques ».

MANCHE (à balle): Cire-pompes, lèche-cul, frotte-manche, fayot, souvent premier de classe quand même, le salopard !

METTRE ( dans son dos) : nos voisins du sud pourraient y voir une connotation sexuelle voire sodomique et bien tout faux ! Chez nous, on le dit quand on s’habille et pas l’inverse.

PAF (être). Ou rester PAF. « A quia, bouché bée, les bras ballants, scié.Ne pas confondre avec le colonel Paf. Redoutable défi mêlant gymnastique et performance alcoolisée.

PANADE: voir « Pape » Par ailleurs être dans la panade, c’est être dans le gaz ou dans la mélasse

PAPE: Prononcez « Pap » Les bébés belges adooooorent. Les pépés aussi. Vachement plus parlant que bouillie. La pape s’écoule des commissures puis s’échoue généralement un peu sur la bavette mais aussi partout autour.

PAR APRES: « Après » avec « par » devant. « D’abord, il a dit oui, par après, il a dit non » Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. N’existe pas en version « Par avant ».

PLACE ( avoir une bonne) : Avoir un emploi sûr et rémunérateur. Le rêve des parents belges pour leur descendance. Pour beaucoup, cet idéal reste encore quelque part sous le parapluie de l’état, dans le costume 3 pièces d’un fonctionnaire chef (adjoint) de service.

PLACE ( voir la) Voir la différence. La ménagère: « j’ai nettoyé la cuisine ». Son mari: « Oui, on voit la place »

PLOTCH: de beurre. Mais une grosse, hein, et bien au sommet de la purée.

QUETTER: Là par contre, c’est nous les cochons ! Rien à voir avec une quête, qui quette ne s’abstient donc pas.

QUEUE (faire la) Sujet d’empoigne entre Belges et Français. Les premiers font la file, les autres la queue. Mais les uns et les autres se retrouvent quand il s’agit d’enguirlander le resquilleur : « A la queue comme tout le monde ! « .

RAWETTE: petite quantité, souvent excédentaire. Un définition plus complète serait superfétatoire. Je vous la mets quand même?

RENON: Chez nous, on ne résilie pas un bail, on donne son renon. Souvent parce qu’on a enfin une brique dans le ventre.

SAISI: étonné et/ou crétin.  » N’insistez pas docteur, c’est un saisi »

SAVONNEE: un bonne est conseillée pour « rattraper » un fauteuil mais il faut « frotter » énergiquement.

SACOCHE: Sac à main mais pas un sac à 1.000 €. Si on traite un « Delvaux » de sacoche, ça peut aller jusqu’au procès.

SOQUET: Un belge qui achète deux soquets, on peut dire de lui qu’il a une belle paire de douilles.

AMERICAIN : hachis de bœuf cru mélangé avec épices, œuf, et/ou sauce américaine, câpres, etc, mangé seul avec des frites, ou en sandwich, honteusement appelé « steak tartare » dans des pays litigieux. Particulèrement apprécié de gros Bourguignons nommés Jean-Marc, ainsi que par les habitants de la République Autonome Belge de Courbevoie.

ANDALOUSE : sauce orangée, un peu piquante, parmi les +-30 sauces disponibles dans toute friterie qui se respecte. Très bien aussi sur les Belcanto, Poulycroc ou Viandelle.

AVOIR BON : deux sens. Avoir bon = ressentir du plaisir : ex : « oh chérie, j’ai bon à ma quette ». Avoir bon = avoir donné la bonne réponse ; ex : « prof ? prof ? à la question 12, j’ai bon ??? » – contraire de « mertt’ j’ai mauvais ».

AVOIR FACILE : ne pas rencontrer de difficultés. Aussi « mais t’as facile, toi… » , qui signifie « il est aisé pour toi de dire cela, tu n’es pas celui qui doit ramasser les morceaux après » ou « mêle-tout, ti ».

BARAKI : « forain » au sens propre, et au sens figuré, personne n’ayant pas de maison, vivant dans une « baraque » ou une roulotte, et par extension, personne n’ayant pas d’ordre, ou dont la vie n’a pas de stabilité. Utilisation régulière de ce mot pour invectiver d’autres conducteurs qui font les saisis sur la route, ex : « bouge ta caisse, va, baraki !! ». La version ultime du baraki est « Baraki de kermesse », là c’est la totale. Voir ci-dessous un paragraphe complet sur ce concept fondamental du Baraki.

BAUYARD : connard, imbécile, surtout quelqu’un qui vient de faire quelquechose de bête qui vous dérange. Ex : « hé bauyard, t’as marché su’mpi ! » si un importun vous a heurté le métacarpe,  ou « tire tu del’voye bauyard » si un paltoquet encombre votre pas.

BERLU : sorte de saisi (voir « saisi »)

BEZIN : lent, ou aussi bête, un peu retardé. Aussi se dit d’une personne avançant, ou conduisant très lentement, et qui énerve tout le monde. Ou qui répète toujours la même chose et lasse, fatigue. Très proche de « Tottin ». Féminin : Bèzenne.

BIESSE : Bête, synonyme de « Malin ! ». Var : Biesse di Gaz.

BOMME : poutre de gymnastique dont le nom provient très probablement du bruit que fait l’élève quand il le percute de plein fouet.

BROTCHER : verbe wallon intraduisible en français. Si vous prenez un gros morceau de beurre mou dans la main, et que vous fermez le poing, le beurre passe entre les doigts : ça brotche. Idem entre les doigts de pieds si vous écrasez une grosse flatte de vache à pieds nus.

CASCADES DE COO : Chutes du Niagara belges, situées près de Spa.

CASSONADE : Sucre brun. Il y a la cassonade brune, la cassonade blonde et la cassonade « p’tit gamin », de marque Graefe, parce qu’il y a un dessin de gosse dessus. Peut se manger avec des cornettes.

CERVELAS: agglomérat de viandes incertaines compressées façon zeppelin indissociable de « dikke » et de « tralala ». Le cervelas doit être avalé sans intelligence, froid ou chaud. Var : Chasseur, cervelas fumé, ou idiot-bête qui tue des animaux.

CHAUDFONTAINE : Evian belge.

CLOCHE : Pour cloque ou ampoule. « Papa, c’est encore loin, parce qu’avec mes cloches, j’ai mal mes pieds ».

CORNETTES : petites nouilles tordues. On les mange avec de la cassonade et un plotch de beurre.

CRAILLE : sillon, creux longitudinal > raie (du cul) ou vulve. Communément appelée « fente ».  Exemple « elle me disait qué belle quette, que j’aime bien ta quette, mais vous rendez compte, alors je lui disait qu’t’as une belle craille aussi ».

CRAPULEUX : salopard, enflure, méchant individu. Exemple : « ça est les crapuleux de ma strotje qui m’ont appelé comme ça parce que je suis trop distinguée pour sortir en cheveux ! » – Madame Chapeau

DJONDU : Sot, snul, barge, limite handicapé mental qui le fait exprès. A inspiré les célèbres livres « Tif et Djondu ».

DJOTTE : sorte de purée à base de bettes (sorte de laitue amère), ou aussi mélange au fromage recouvrant la célèbre « Tarte Al’Djotte » de Nivelles. Se mange en buvant de grandes quantités de bière.

FRICADELLE : ou Fricandelle : sorte de poulycroc mais à la viande.

FRIGOLITE ou FRIGOLYTE : truc blanc qui entoure les objets électro-ménagers, alias Polystyrène Expansé. Dans les années 70, plaques avec dessins dessus qui se découpaient avec le « U-Magic », sorte de diapason sur pile avec fil métallique qui chauffait. Ancêtre de la « raquette-à-flinguer-les-insectes » nouveaux gadget made-in-china.

GALAFF : ou Galaffe : gourmand, qui adore se baffrer de trop de bonnes choses, ou qui mange trop vite et/ou salement. Ex : laisse ce Raider, galaff, tu as déjà mangé cinq galettes !

GENRE : du style. Ex « moi le dimanche, j’aime encore bien aller faire une balade aux Lacs de l’Eau d’Heure. Genre. »

GILLE : personnage folklorique au costume brun orné de lions oranges rouges et or, avec des dentelles et des frelots, parfois un marque, un chapeau de plumes d’autruche, des sabots de bois, et ayant dans un panier d’osier des oranges qu’il lance assez violemment sur les gens. Oui ça paraît incroyable mais c’est la pure vérité. Sortent en cortège après avoir mangé des huîtres, bu du champagne, puis de la bière, suivis d’une fanfare typique, parfois de femmes, pierrots ou paysans, et terminent en rondeau le soir avec un feu d’artifice. Les essaims de gilles se trouvent principalement autour de Binche et dans la région du Centre/Borinage.

GODICHE : ridicule, ayant l’air bête portant ce chapeau, portant un élément de vêtements qui ne lui va pas. Exemple : « mais Marianne que tu as l’air godiche avec ce chapeau de gilles ! ».

IMBECILE-COUILLON : biesse, connard, malin, saisi. Aussi parfois appelé  « Idiot Bête » par les bitchy-belges originaires de Courbevoie.

JOUETTE : facétieux. Quelqu’un de jouette aime faire des blagues, piéger ses amis, juste pour rire, et pas de manière méchante.

JOURNEE (bonne):  Tout est question d’intonation. » Au revoir, Monsieur, Au revoir Madame et une bonne journéééée ». A dire avec un cul de poule et un air de faux-cul

KWISTAX : ou Cuistax : sorte de karting mû à la force des jambes par un pédalier. Il y a des kwistax à 1, 2, 4 et 6 places. Ca a l’air facile comme ça, mais c’est super dur. En général on doit manger une gauffre au sucre et/ou une crèpe et/ou une glace tous les quarts d’heure pour tenir de coup. Le top est de faire La Panne > Méli en kwistax, mais c’est de plus en plus difficile depuis que ce salaud de Plops et son armée de nazis bonnetés occupent le pays magique des abeilles.

MADAME CHAPEAU : personnage très connu de la pièce bruxelloise « Bossemans et Coppenole », était joué par un homme (le plus célèbre fut le regretté comédien Jean Hayet). Madame Chapeau s’appelle en fait Amélie Vanbeneden (ce qui en français signifie Amélie D’en-dessous). Une réplique célèbre de Madame Chapeau : « ça est les crapuleux de ma strotje qui m’ont appelé comme ça parce que je suis trop distinguée pour sortir en cheveux ! ». La Ville de Bruxelles a eu la bonne idée d’ériger une statue de Madame Chapeau, rue du Midi, pas loin de Chez Maman.

MALIN : idiot, imbécile, crétin. Exemple : « Mais non ça ne se mange pas, malin !! » pour dire à votre enfant Romuald de ne pas avaler ces baies de belladone.

MANCHE (à balle): Cire-pompes, lèche-cul, frotte-manche, fayot, souvent premier de classe quand même, le salopard!

MANIQUE: Le Mari: » Ouille, je m’ai brûlé à la casserole de carbonnades ».   Sa femme: » M’enfin chou, je t’avais dit de prendre les maniques ».

MELI : Parc d’attraction qui est situé à Adinkerke, près de La Panne (côte belge). Le Méli avait été créé autour des ruches à miel locales, sur le thème des abeilles et des animaux. Mini-zoo, parc des contes de fées, avec des géants, des sorcières (dont une qui faisait « héééla héééla qui frappe à ma porte ? », aussi un gros monsieur qui avalait tout en disant « donnez moi du pâââpier », et un ours empaillé, et le super top, les fontaines lumineuses et le bâteau (ou train je ne sais pas, on était trop jeunes, et bourrés de miel hallucinogène) à travers le monde fantastique des abeilles en frigolyte éclairées à la black-light. Le Méli, tout comme le Tibet, est malheureusement occupé depuis les années 90 par un nain barbu nommé Plops, qui avec un groupe de nazis aux noms biscornus comme Dragmaar, Kabouter, Prunaucu et Boufdubrin. Depuis l’attaque du Méli, le tentaculaire Plop a aussi racheté les Cascades de Coo. Une honte…

MITRAILLETTE : tronçon de baquette de pain rempli de frites, viandes frites et sauce. Exemple : « Raoul, met deux mitraillettes merguez sauce riche ! »

MOUFLETTE : ou Mouffette, ou Mické, ou « Le » : crotte de nez. Parfois qui pend.

NARREUX : qui est facilement dégoûté, si on touche son assiette il ne mange plus, on ne peut pas boire dans son verre ou s’il voit une snottebelle. Exemple : Eric, s’il me voit manger mes snottes, il doit aller roicler.

NON PEUT-ETRE : = oui sûrement (surtout bruxellois). Et pour dire non, il faut dire « oui, peut-être… ». Seuls les belges s’y retrouvent.

PAR APRES : « Après » avec « par » devant. « D’abord, il a dit oui, par après, il a dit non ».  Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. N’existe pas en version « Par avant ».

PATTA’VAUTOU : partout, dans tous les sens. Exemple : elle a fait du break dance sur sa tchesse et en tournant elle a pissé patta’vautou. Qué cucuche ta cousine !

POUR MOI + VERBE : locution infinitive, forme inconnue à la langue française hors Wallonie, remplaçant « de quoi + verbe » ou « ce qu’il me faut pour + verbe ». Ex : « Tcho, j’y vais, et j’ai pris des tartines pour moi manger » = « Chéri, je pars, et sache que j’ai emporté mon casse croûte ! »

POURCHA : cochon, porc, sale individu. Exemple : « mais va lâcher ailleurs, ti pourcha ! ». Pourchatter : agir de manière sale, s’en foutre partout, ou manger une mitraillette sans serviette si on a la lèvre paralysée par une anesthésie de chez le dentiste.

SALIGOT : sale, sans gêne, ou qui mange salement, qui a renversé un verre, fait des tâches ou laissé traîner de la nourriture. Aussi « cucuche » ou « pourcha ». Parfois sexuel : oh, Jean-Luc, c’est bon ta langue, mmm, petit saligot, va.

SAVOIR : pouvoir, dans le sens « avoir appris comment… » ; ex : je sais conduire. Ou aussi « tu sais me passer la cafetière, dis » = « pourriez-vous de votre main me tendre ce pot de café au bec si phallique ? »

SINSSI : ou Sinsi, sorte de Snul, de baraki, de biesse, ou de neuneu. Sot, fou, idiot. Ex : « Hé Sinssi bouge ta Lada ! »

SIROP DE LIEGE : mélasse de poire, pommes et dattes, qu’on aime beaucoup. Il y en a des faux, orange aux abricots et violets, on n’en veut pas. Le vrai pot de sirop de Liège est vert !

SNOTTEBELLE : ou SNOTTE : crotte de nez / morve (semi séchée, qu’on peut lancer en boulettes)

SNUL : individu un peu handicapé au niveau int int intellectuel. Petit peu lent, renfermé sur lui-mêêême. Aussi, « Les Snuls » groupe de talentueux humoristes ayant fait une belle émission drôle à la fin des années 80, sur Canal Plusse. Certains ex-snuls ont été à la base de « Jaadtoly » et « Pic Pic André » (Panique au Village), dont le principe est semble-t-il né d’une animation-collage de Ringo, Sheila et Claude François dans « Plus ou moins net » dont e.a. la phrase culte de Ringo « oùùù est Sheiiiyyla ? ». Les Snuls ont eu un fan club aquatique qui se réunissait à la piscine Hélios de Charleroi le dimanche matin. Ont aidé au début de la carrière de Bouli Lanners, et aussi des chicons.

SULDOU : une personne « une miette sul’dou » est une personne retardée, crétine, ou très biesse.

TCHINISS : ou « Chiniss » : bordel total, désordre, situation compliquée requérant qu’on lance ses bras en l’air en râlant « qué tchiniss » !!

TCHOLLE : bite, pine, quette, braquemard, membre viril, phallus, plastic bertrand, vit, queue, sexe masculin.

TCHOULER : pleurer, sanglotter, de manière forte et sonore. Ex : « je tchoulais comme un veau, assis sur le bidet » (Jaadtoly).

TOILETTE (LA) : Aller à LA TOILETTE, ou aller « à la cour » ou « aller tchiiirr ». contrairement à « les toilettes » en France, puisque là il faut en faire plusieurs avant d’en trouver une propre.

TOTTIN : maniaque, qui fait les choses trois fois au lieu d’une, ou lentement, et qui énerve tout le monde. Ou qui répète toujours la même chose et lasse, fatigue. Très proche de « Bezin ». Féminin : Tottenne.

VITOULETS : boulettes de viande – peuvent être consommées chaudes, genre avec sauce tomate et frites, ou froides.

WACHOTER : Secouer avec une certaine délicatesse. D’où : aérer du vin en faisant tourner le verre.

WARGNACE ou WARGNASSE : sorte de baraki  … …

Ils ont des amis Belges et ils témoignent …

Qui aime bien chatie bien. Parfois, j’y vais peut-être un peu trop loin dans mes propos humoristiques. J’avoue: j’aime bien taquiner les Belges. Cependant, ce n’est pas du tout parce que je les trouve bêtes, au contraire, je pense qu’il faut avoir une certaine masse grise afin de créer un état et une société aussi complexe que la Belgique. En effet, c’est cette complexité qui me fascine.L’État le plus moderne au monde, c’est la Belgique. En effet, c’est le seul pays à ma connaissance qui n’est pas un État-nation. Il y a beau avoir d’autres pays polyglottes mais je pense pas qu’on fasse la différence entre les Québécois et « les autres » Canadiens. Je suppose qu’ils se considèrent tous surtout Canadien. En Belgique au contraire, j’ai l’impression qu’on se définie d’abord selon sa région (peut-être même selon sa province?), puis comme Belge. http://belgiquedesuede.canalblog.com/archives/2009/04/27/13528836.html Pour les français l’adjectif qui caractérise le plus les belges est « convivial ». Il est suivi de « travailleur », « accueillant », « fêtard »…En conclusion, (et en attendant vos avis sur ce sujet…) on peut dire que les français aiment beaucoup leurs voisins belges. D’ailleurs n’entend t’on pas souvent, sur les ondes, les journalistes s’exprimer ainsi lorsqu’il parle des belges: « nos amis belges »…Cette expression est si souvent usitée qu’elle est totalement rentrée dans les mœurs, et ce, sans qu’elle n’ai jamais, à ma connaissance, soulevé aucune protestation quelconque…Je ne pense pas que le mot « ami » pourrait être aussi impunément associé à un autre peuple sans souffrir la contestation… http://www.frontiereland.be/f11%20les%20belges.htm Vive la zwanze ! http://belgicisme.blogg.org/ http://www.tutoweb.com/belgicismes.htm < ![CDATA[ Tour à tour imagé, poétique, éthylique ou inventif, le français parlé en Belgique ne manque décidément pas d'humour. Un petit lexique des belgicismes peut s'avérer utile, n'hésitez-pas à le complèter via les "posts" ... // ]]>

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