Posts with the name or tag of historien;

par SCampion

Etre Belge (*bhelgh)

22 h 18 min dans Art & Culture, Tous les articles par SCampion

Les Belges (en latin Belgae) sont un peuple antique de Gaule septentrionale (Gaule belgique). Venant de la moyenne vallée du Rhin et de la rive droite au nord du Main, les Belges arrivent dans la région où ils sont signalés à l’époque historique vers -600.

Ils y supplantent des Gaulois. Certains Belges semblent ensuite avoir migré vers les Balkans : on les signale en Bulgarie en -298, ils traversent l’Illyrie et attaquent la Macédoine (-260) et sont défaits par Attale Ier.

Horum omnium fortissimi sunt Belgae

César, dans la Guerre des Gaules décrit ainsi les populations habitant la Gaule : « Gallia est omnis divisa in partes tres, quarum unam incolunt Belgae, aliam Aquitani, tertiam qui ipsorum lingua Celtae, nostra Galli appellantur. Hi omnes lingua, institutis, legibus inter se differunt.

La Gaule tout entière est divisée en trois parties : les Belges habitent l’une, les Aquitains l’autre et ceux qui s’appellent Celtes dans leur propre langue et que nous appelons Gaulois dans la nôtre occupent la troisième.

Ces nations diffèrent entre elles par le langage, les institutions et les lois.) » Il poursuit en précisant, dans sa célèbre « éloge » du peuple belge, que les Belges sont les plus braves parmi ces trois peuples car les plus éloignés de la culture et de la civilisation de Rome. Il explique aussi que les Belges (du Nord) descendent de tribus ayant traversé le Rhin longtemps auparavant.

Selon lui, les Belges avaient acquis une rude réputation en combattant les Germains. L’archéologie moderne pourtant contredit César : les Belges n’étaient nullement retardés, ils ont même introduit les premières pièces de monnaie en (Grande) Bretagne.

La nature de la langue (ou des langues) parlée par les Belges est incertaine, vu l’absence d’écrits. Les hypothèses dans ce domaines se fondent principalement sur l’étude des noms de leurs tribus, de leurs chefs et de leurs dieux, cités dans les textes antiques.

Aujourd’hui, on considère généralement que la langue celtique était, chez les Belges comme ailleurs, la langue véhiculaire de l’élite, noblesse, chefs religieux et commerçants, parfois imitée par les couches sociales inférieures. Ceci explique que les chefs portaient des noms celtiques même dans des tribus considérées comme germaniques (Ambiorix et Catuvolcos chez les Éburons, Boduognat chez les Nerviens).

La nature de la langue des classes sociales inférieures, et donc le caractère authentiquement celte des tribus belges, est plus discutée. Le terme belge serait issu du celtique *bhelgh « se gonfler, être furieux » (voir le gaulois *bolga « sac de cuir » et le vieil irlandais bolg « soufflet, ventre »).

Il faudrait le comprendre soit comme « les furieux », soit comme « les fiers, les vantards, ceux qui se gonflent comme une outre ». Le celtique *bhelgh dérive de la racine indo-européenne *bhel- « gonfler ».

  • allemand : Belgier (de)* masculin, Belgierin (de)* féminin
  • anglais : Belgian (en)*
  • espagnol : belga (es)*
  • espéranto : belgino (eo)*
  • estonien : belglane (et)*
  • finnois : belgialainen (fi)*
  • grec : Βέλγος (el)* masculin, Βελγίδα (el)* féminin
  • italien : belga (it)* masculin et féminin identiques
  • néerlandais : Belg (nl)* masculin, Belgische (nl)* féminin
  • russe : бельгиец (ru)* masculin, бельгийка (ru)* féminin
  • slovaque : Belgičan (sk)* masculin, Belgičanka (sk)* féminin
  • suédois : Belgisk (sv)* masculin, Belgiska (sv)* féminin
« J’ai donc pu constater par moi même que les propos par rapport à la nationalité belge dans le Xenophobe’s guide to the: Belgians, sont corrects: la nationalité belge se définie par ce qu’elle n’est pas. Elle n’est ni française ni néerlandaise (ni allemande) »

Divers :

1. La réplique du chef belge dans Astérix chez les Belges « Après des semaines et des semaines d’esclavage, on a décidé qu’on ne savait plus supporter ! » est une allusion à une version des paroles de La Brabançonne, l’hymne national belge (« Après des siècles et des siècles d’esclavage [...] »).

2. “D’ après vous, Plutarque, qu’étaient les Belges?”- “Les plus puissants des Gaulois.”

3. “Retenez cette phrase du célèbre historien français Camille Julian: “Les Belges seront seuls à lutter pour leur indépendance. Ils se lèveront les premiers en 57 et ils céderont les derniers, en 51 avant Jésus-Christ.”

4. “Quant au plus grand historien romain, le fameux Tacite, il a dit: “Belgae Gallorum robur”: les Belges sont la force des Gaulois.”

5. “Charlemagne, c’est le plus belge des empereurs. Originaire de la dynastie des Pepin solidement enracinée dans nos régions, …”

6. ‘Godefroid Kurth a dit: – “Jusqu’ à la fin, nos chevaliers ne cessèrent d’aller verser leur sang en Terre Sainte pour la course sacrée de la Croix.  Aucune nation ne peut se vanter d’ avoir joué un rôle plus glorieux dans ces héroïques entreprises.  L’Europe entière le reconnut puisque c’est à des princes belges qu’ elle donna la couronne du royaume de Palestine et celle de l’ Empire latin de Constantinople.”

7. “Henri Pirenne: “L’ idéal chrétien et chevaleresque semble seul avoir prise sur les Croisés belges.” – “La croisade n’est pour eux qu’ une entreprise chrétienne et européenne.”

8. Après la bataille de Woeringen livrée le 5/6/1288 par le duc de Brabant, Jean Ier, contre les seigneurs allemands, “les ducs de Brabant dominent les régions s’étendant entre l’Escaut et la Meuse. Délivré à l’Est de l’ emprise germanique, le carrefour belge va subir à l’Ouest l’agression incontestable de l’impérialisme français, car le roi Philippe le Bel rêve de s’ emparer de la Flandre dont les richesses justifient la convoitise royale.”

9. Les ducs de Bourgogne, en guerre contre Louis XI, peuvent d’ abord compter sur le “dévouement et le courage des chevaliers belges dont l’élite compose l’ordre de la Toison d’or.”

10. “Charles Quint apprécia tellement les Belges, que lors de son abdication à Bruxelles, il déclara dans un sanglot: “Si je pleure, Messieurs, ne croye pas que c’ est pour la souveraineté que j’ abandonne, c’est pour l’obligation où je suis de m’ éloigner du pays de ma naissance et de me séparer de vassaux tels que ceux que j’y avais.”

11. “Dès le XIVe siècle, Jacques Van Artevelde concluait d’étroites alliances entre la Flandre, le Brabant et le Hainaut”

12. “30 familles wallonnes allant fonder la future New York, appellent leur village Nova Belgium, un marin anversois de la Compagnie des Indes, Pierre van den Broeck va fonder à Batavia une citadelle qu’il appelle Belgica, Juste Lipse appelle Philippe le Bon “conditor Belgii”, dans sa correspondance, Rubens emploie 27 fois le nom de Belgica, dans les collèges de jésuites, il y a un cours sur l’ histoire de la Belgique …”

À la lumière de nos constantes nationales, nous dirons donc : « Tout Belge authentique sera ce citoyen — utriusque linguae sciens — qui, loin de se fourvoyer dans la triple erreur du wallingantisme, du flamingantisme et de l’internationalisme, s’efforcera tout au contraire de s’acquitter de son mieux de ses droits et de ses devoirs civiques:

1° en travaillant sans cesse (et d’abord sur le plan de sa compétence professionnelle) au progrès économique et moral de son pays: carrefour de l’Europe et du monde ; 2° en défendant, au prix de sa vie s’il le faut, nos frontières et nos libertés (péril communiste) ;

3° en restant inébranlablement attaché aux plus sûrs garants de sa prospérité : le roi et nos lois.

–> Alors, que signifie pour vous être belge?

Popularity: 2%

Tags:ami, Appel, art, Art & Culture, Be, Belge, Belgique, belgium, Bhelgh, Bio, Bruxelles, celt, ces, Culture, dieu, Entreprises, Eté, Europe, Flandre, force, froid, Frontière, Futur, gaulois, Guerre, Habitant, historien, Hymne, Image, Institut, Jean, Jésus-Christ, Langue, Louis, Luc, mer, Mode, Monde, National, Nord, Pays, Philippe, pièces, Pire, Population, Prix, Région, Réputation, Roi, rome, royale, Royaume, siècle, Social, Tous les articles, village, Wallon

Articles relatifs

par SCampion

Le puzzle du vieux Bruxelles !

21 h 50 min dans Art & Culture, Tous les articles par SCampion

Appel à la mémoire bruxelloise

La collection rassemblée par Max Rosendor est un gigantesque puzzle. Un point seulement est sûr et certain : toutes les pièces sauvées proviennent de Bruxelles. Les questions principales restent cependant entières : de quelle rue et quelle maison ? Max Rosendor n’a laissé aucune liste indiquant la provenance des objets. C’est pourquoi le site http://www.rosendor.be/# propose a ses visiteurs de faire appel à leur mémoire. Peut- être reconnaitront-ils une porte ou un balcon ? Peut-être disposent-ils d’une photo d’une maison avant sa démolition.

En 2009, le voile sera levé sur un héritage sortant de l’ordinaire. Plus de 1400 éléments d’architecture du Vieux Bruxelles, datant du XIXe siècle, de la période Art Nouveau ou Art déco. Restée inaccessible depuis près de 40 ans, cette collection inédite est en train d’être dépoussiérée dans un hangar de près de 800 m2. Elle révèle le savoir-faire extraordinaire des ferronniers d’art, maîtres-verriers, menuisiers et autres artisans des XIXe et XXe siècles.

La Collection Rosendor : Exposition-Vente du 3 au 13 avril 2009

Au cours des années 70, Max Rosendor, entrepreneur de bâtiment et passionné d’architecture, fut chargé de la démolition de nombreux immeubles bruxellois. Attaché à sa ville et à son patrimoine historique, il a soigneusement sauvé chaque grille, cheminée, belle pierre sculptée, porte ou vitrail qui sinon auraient disparu.

Pour donner une seconde vie à ces témoins du Vieux Bruxelles, les descendants Rosendor mettront en vente la collection de leur père. Afin de permettre à tous de découvrir et d’acquérir ces trésors uniques et authentiques, ils ouvriront les portes de la collection au public dans le courant de l’année 2009. Ils espèrent que leur initiative enthousiaste suscitera l’intérêt et la collaboration de tous ceux qui aujourd’hui ont à cœur la sauvegarde du patrimoine architectural bruxellois. La beauté du travail artisanal des objets exposés devrait sans nulle doute séduire les architectes, les décorateurs d’intérieurs et autres professionnels du bâtiment, mais également les particuliers.

La collection Max Rosendor est un régal pour les yeux des passionnés d’architecture Art Nouveau, Art Déco et 1900 du Vieux Bruxelles. Toute l’histoire de la maison bruxelloise est là, comme un gigantesque puzzle. Plus de 1400 éléments d’architecture s’entassent, conservés en l’état d’origine, intouchés depuis plus de 30 ans. Les connaisseurs seront étonnés par la qualité du travail et le nombre d’heures incalculables passées par les artisans d’antan à la réalisation de ces pièces uniques et authentiques grâce à un savoir-faire aujourd’hui disparu.

L’art de la fonte se révèle dans une impressionnante grille de balcon ornée d’oiseaux crachant le feu – figures sorties de la mythologie.
Le fer forgé est à l’honneur : voici un bouquet de roses si finement ouvragées qu’elles en paraissent réelles ou encore des grilles Art Nouveau où les courbures végétales sont harmonieusement disposées. Le style viennois, l’Art Nouveau géométrique se retrouve dans un ensemble de balcon en fer décoré de trèfles à quatre feuilles stylisés.

Tout un ensemble est exposé provenant d’un bâtiment bien connu des historiens de l’Art Nouveau : la Maison jumelée Govaerts, datant de 1895, qui fut située au 10 et 10a Boulevard Bischoffsheim, à 1000 Bruxelles. On peut ainsi admirer deux splendides portes de rue dont le verre supérieur représente une « goutte d’eau ».
Des portes en bois à quatre battants, aux verres biseautés, d’autres aux verres gravés attendent leur nouvelle destination.
L’art du vitrail et du verre occupe sa place : entre autre une grande verrière Art Nouveau, aux fleurs multicolores qui est une vraie merveille !

 

 

 

 

Grand verrière Art Nouveau.

Grand verrière Art Nouveau.

 

 

 

 

 

Près de 150 portes et plus 300 balcons et grilles, colonnes, grilles de soupirail, marquises, arcades, impostes, consoles en pierre sculptée et en marbre, balustres d’escalier, cache-boulin, etc. sont répertoriés et n’attendent qu’à être découverts.

 

Max Rosendor : Artiste en son genre

Né en 1931 à Anvers, Max Rosendor s’installe à Bruxelles avec sa famille en 1955. Garagiste au départ, il fait en 1966 une rencontre qui va changer sa vie. S’étant lié d’amitié avec l’artiste ferronnier Morales installé dans le sud de la France, il invite son ami en Belgique. Celui-ci est à la fois subjugué par la beauté des hôtels de maître bruxellois et stupéfait de les voir se faire démolir sous ses yeux. Il entreprend dès lors de convaincre Max Rosendor de l’impérative nécessité de sauver ce qu’il peut de ces trésors d’architecture.

Max Rosendor décide de changer d’activité et se lance dans la démolition-récupération dans le bâtiment. Pendant des années, il accumule dans un total désordre des centaines de pièces jusqu’au jour où en juin 1996, il décède inopinément, laissant tout en l’état… à ses deux enfants. http://www.rosendor.be/

Expo-vente inédite d’éléments architecturaux du vieux Bruxelles de la période Art Nouveau et Art Déco. Découverte de la collection Rosendor. Redécouverte d’un vieux Bruxelles, disparu sous la « bruxellisation ».

L’histoire est belle et le résultat étonnant.

Popularity: 1%

Tags:2009, ami, Appel, Architecte, art, Art & Culture, Artiste, Be, Belgique, Bois, Bruxelles, Bruxellois, bures, ces, Collection, Eau, historien, hotel, initiative, lac, Maison, mer, Objets, Patrimoine, pièces, Puzzle, quelle, Questions, Rosendor, Rue, siècle, site, Sud, Tous les articles, vert, Vieux

Articles relatifs

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes