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par SCampion

Saint-Hubert

1 h 17 min dans Légendes par SCampion

Hubert, fils de Bertrand, duc d’Aquitaine et arrière-petit-fils de Clovis était en l’an 683 un seigneur célèbre dans toute la Gaule par son intelligence, sa richesse et sa bonté. Il était âgé de vingt-huit ans et jouissait d’une renommée des plus flatteuses et d’une santé superbe. Il avait un visage loyal, ouvert et souriant. Ayant délaisse la Neustrie où la corruption des grands lui causait souci et offense, il passait ses jours en Ardenne, chez son parent, Pepin d’Heristal, comme lui puissant seigneur et maire du palais des rois Austrasie.  On ne connaissait à Hubert qu’une passion vive, irrésistible, furieuse: la chasse.

A part cela, peut-être à cause de cela, car la chasse le tenait éloigne des inévitables et ordinaires querelles, il avait une grande réputation de sagesse. Pourtant il ne pratiquait aucune religion, étant, certes, trop occupé de vénerie pour adorer aucun dieu. Il avait completement oublié l’enseignement très chrétien reçu de sa tante, sainte Ode, qui lui servit de préceptrice, car la princesse Hugberne, sa mère, était morte en le mettant au monde. Il se souciait donc fort peu de la messe et des solennites chrétiennes, mais il ne pensait pas mal faire. Il les ignorait simplement. Chaque jour, il était a la chasse, parcourait la forêt dont les halliers impénétrables étaient peuplés de sangliers et de loups, et ne rentrait à son château qu’à la nuit pleine. Parfois, sans les rechercher, il avait aperçu des idoles à l’abri de quelque chêne ou sur le bord des fontaines que les païens croyaient habitées de nymphes. Il ne s’était pas attardé dans leur contemplation.

Car s’il n’était pas chrétien, il n’était pas davantage païen, encore qu’il ne fut pas loin de croire que chaque arbre de sa chère forêt possédât une âme émue et douce, ne se rendant pas compte sans doute qu’il prêtait ainsi simplement aux choses le reflet de son âme heureuse. Le duc Hubert chassait ! Il s’occupait à bien dresser ses lévriers rapides, ses énormes matins de Tartarie et ses griffons poilus, et a affaiter les gerfaux de Meuse.

Il aimait voir sa meute gravir les pentes des collines, tandis qu’il allait dans le feu du soleil ou parmi les tempêtes. Il maniait avec une dextérité égale la hache, l’épieu, le couteau, l’épée. Il tuait d’une main sûre. Il savait que, pour les chrétiens, le cerf devait à sa noblesse d’être l’animal privilégié de Notre Seigneur Jésus-Christ; pourtant il se réjouissait d’entendre le cerf gémir, lorsque les chiens le tiennent rendu, et, en lui trouant le flanc avec l’épieu, sa main ne tremblait pas le moins du monde.

Hubert attendait même, avec grande impatience, qu’il lui fut donné de rencontrer le fameux et presque introuvable cerf blanc, mais pour le seul fait de sa grande rareté, et non parce que sa mort octroyait au chasseur, comme chacun le savait de père en fils en Ardenne, le droit de baiser à son choix les lèvres de la plus douce et mignonne pucelle.

Un jour d’hiver, Hubert partit a cheval pour la chasse, dès les premières lueurs de l’aurore. C’était le jour de la fête de la Nativité de Notre Seigneur. Du givre était épandu sur les arbres; du brouillard flottait au creux des vallons; quelques flocons de neige tombaient. Et comme il commençait à chasser, un cerf dix-cors, entièrement blanc, d’une taille extraordinaire, bondit d’un fourre et s’élança devant lui, l’entrainant dans les profondeurs de la forêt où le galop de son cheval le poursuivit.

Après plusieurs heures, le cerf ne montrait toujours aucune fatigue alors que Hubert était rompu. Pourtant la course folle continua. Soudain, il s’arrêta net.

Dans une vision de lumière, Hubert vit entre les bois du cerf l’image du Crucifié et il entendit une voix qui lui disait : – Hubert ! Hubert ! Jusqu’à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts ? Jusqu’à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton Ame ? Hubert, saisi d’effroi, se jeta à terre et, comme Saint Paul, il interrogea la vision : – Seigneur ! Que faut-il que je fasse ? – Va donc, reprit la voix, auprès de Lambert, mon évêque, a Maestricht. Convertis-toi. Fais pénitence de tes pêchés, ainsi qu’il te sera enseigné.

Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n’être point damné dans l’éternité. Je te fais confiance, afin que mon Église, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée. Et Hubert de répondre, avec force et enthousiasme: – Merci, ô Seigneur. Vous avez ma promesse. Je ferai pénitence, puisque vous le voulez. Je saurai en toutes choses me montrer digne de vous! Hubert, duc et maire du palais des rois d’Austrasie, tint parole.

Il se rendit auprès de Lambert, son évêque, qui le reçût avec joie. Il implora sa protection, l’assurant qu’il voulait consacrer a Dieu le reste sa vie commencée dans l’impiété. L’évêque lui donna sa bénédiction en Notre Seigneur Jésus-Christ et le mit sur la voie vertueuse et difficile du salut.

Abandonnant palais et richesses, renonçant à toutes les vanités de ce monde, Hubert se retira à Andage, dans les bois de Chamlon, ou Notre Seigneur s’était montré à lui dans les ramures d’un cerf blanc, sous la forme d’une croix étincelante.

Il habitât le monastère élevé en cet endroit par Plectrude, femme de Pepin d’Heristal, pour perpétuer le souvenir de l’incroyable mais véridique intervention de Dieu en faveur de son parent. Vêtu d’une rugueuse cotte de mailles appliquée sur sa chair, ne mangeant que racines, Hubert vécut là sept années, dans le recueillement, uniquement occupé à prier pour son salut.

Il y vécut pauvre et parvint au complet détachement des biens de la terre, et même à oublier entièrement le trouble enivrant qui l’agitait lorsqu’il allait à la chasse, cette chasse qui n’avait été pour lui qu’une illusion de bonheur agréable et dangereuse.

Mais le bruit de sa conversion se répandit dans toute l’Ardenne. Et les païens, en apprenant que cet homme si réputé, ce grand chasseur, ce très haut et noble seigneur, avait avec éclat embrassé la religion du Christ, furent ébranlés dans leurs convictions détestables et se convertirent en masse.

Bien des idoles furent alors détruites ou abandonnées, telles ces statues de la Diane chasseresse, dont Hubert, jadis, n’avait pas été sans subir le charme. Ainsi Dieu, dans sa profonde sagesse, avait suscite aux incroyants l’apôtre le plus irrésistible et le plus séduisant.

Or Lambert, évêque de Maestricht, ayant été massacré par des païens, Hubert fut appelé à lui succéder. Et le pape saint Serge voulut sacrer de ses propres mains le riche et puissant duc, si particulièrement aimé du Seigneur.

Mais comme Hubert, dès son retour de Rome, cherchait a revêtir les ornements pontificaux laisses par son prédécesseur, il ne trouva pas d’étole.

- Le ciel me juge donc indigne de l’épiscopat, dit-il, puisque la marque la plus insigne de l’autorité ecclésiastique me fait défaut ?

A peine eût-il prononcé ces paroles qu’un ange parut, de lumière céleste environné, qui lui remit une étole blanche, tissée de soie et d’or par la Sainte Vierge. Ensuite, Saint-Pierre lui-même apparut et lui présenta une clé, symbole du pouvoir qu’il aura de guérir les enragés et les déments. Cette clé n’était rien moins qu’un fragment de la propre chaine de Saint-Pierre.

En l’année 708, Hubert établit à Liège son siège épiscopal, après avoir pris le soin d’y faire transporter les restes de saint Lambert, sur les lieux.

Dès lors, Hubert fit constamment œuvre pie; convertit de nombreux incroyants; encouragea la charité; rechercha une justice égale pour tous et mis en chaque lieu des échevins; car il aimait les humbles et redoutait par dessus tout qu’on lui reprochât d’avoir été grand parmi les hommes et qu’on put l’accuser d’orgueil devant Dieu. Il reçut du ciel le pouvoir de faire des miracles et guérit force malades et possédés, ouvrant même a la lumière, comme sainte Lucie de Syracuse, des yeux qui ne voyaient plus.

La clef de saint Hubert est une des pièces majeures, avec le triptyque de la vraie Croix, du trésor de la collégiale Sainte-Croix à Liège.
Suivant la tradition, la clef aurait été donnée à saint Hubert, lors de sa visite à Rome en 722, par le pape Grégoire II et contiendrait une parcelle de la chaîne de saint Pierre. Cette clef symbolique servait à ouvrir la porte de la crypte de la basilique vaticane renfermant le tombeau du premier pape. Elle est en bronze coulé et n’aurait de primitif que la poignée. Le panneton, la tige et le noeud sont de l’époque romane. Suite à des analyses au cyclotron, certains chercheurs ont émis l’hypothèse selon laquelle la poignée serait du XVIe siècle. La question reste posée…

Il vécut la fin de sa vie malade et souffrant une douleur lancinante et terrible que rien ne pouvait soulager, il se sentit rapidement dépérir.

C’est alors qu’un ange lui apparut en songe pour lui annoncer la proche issue de son passage terrestre. Hubert, aussitôt, fit choix du lieu de sa sépulture, dans l’église qu’il avait fait construire, à Liège, en l’honneur du prince des Apôtres. En prenant la mesure de son tombeau, il dit à ceux qui l’assistaient:

- Vous creuserez ici ma tombe et y déposerez ma dépouille mortelle. Dieu veuilles recevoir mon Ame!

Et ainsi qu’il l’avait prédit, il rendit, peu de jours après son Ame à Dieu, le dernier vendredi du mois de mai de l’an de Notre Seigneur sept cent vingt-sept, dans la septante et unième année de son âge.

Sa mort fut un deuil universel.

C’est alors que de nouveaux miracles, innombrables et retentissants, se produisirent. Quatre-vingt-huit ans après le décès de saint Hubert, les moines bénédictins de Andage réclamèrent sa dépouille. Le pape ayant donné son autorisation, Valcand, évêque de Liège, ordonna de conduire a Andage la chasse magnifique qu’avait fait ciseler Carloman pour y mettre les reliques du saint. Ce qui eut lieu, en très grande pompe, en présence du pieux Louis le Débonnaire.

Cependant, dès qu’ils eurent la chasse en leur possession, les bénédictins d’Andage ne purent résister au désir de l’ouvrir. Ils y trouvèrent le saint parfaitement conservé. Puis, certainement inspirés, ils eurent l’excellente pensée d’en retirer l’étole de soie et d’or tissée par la Vierge Marie.

Et cette étole miraculeuse tint, depuis lors, le monde dans l’émerveillement. En effet, par elle, des malades, que la science des hommes ne parvenait pas a guérir, furent sauvés. Et à travers les siècles, parmi les foules qui s’empressèrent à Andage, les miracles, chaque jour, se renouvelèrent, et aussi chaque jour fut glorifiée la bienheureuse mémoire de Saint-Hubert.

Or, un jour, le troisième du mois de novembre, longtemps après la mort de saint Hubert, deux seigneurs ardennais chassaient dans la partie de la forêt voisine de Andage. A leur grande surprise, malgré qu’ils eussent battu et rebattu, ainsi que leurs veneurs, tous les bois, ils ne trouvaient trace d’aucun gibier. Consternés et dépités, ils se souvinrent tout a coup qu’ils étaient sur les lieux préférés par saint Hubert, lorsqu’il chassait, avant d’appartenir à Dieu.

Ils firent donc le vœu d’offrir au saint le premier animal qu’ils tueraient. Immédiatement leurs chiens lancèrent un sanglier énorme, qui entraina meute et chasseurs jusque sous les murs même du monastère de saint Hubert.

Là, le sanglier s’arrêta, sans tenir tête, comme s’il s’offrait volontairement aux coups des chasseurs, qui en effet, ne le manquèrent pas. Et tous furent dans la plus grande joie de voir une telle pièce abattue.

Mais oubliant la promesse qu’ils avaient faite, les seigneurs donnèrent l’ordre d’emporter le sanglier. Celui-ci, aussitôt, se dressa, comme s’il était indigne d’être soustrait à sa pieuse destination, puis bondit, passa entre les chiens et disparut aux yeux des chasseurs que remplirent l’épouvante et le remords.

Et, depuis cette époque, le trois novembre est réservé à la fête de Saint-Hubert.

Ce jour-là, les chasseurs prennent part à des grandes chasses organisées en l’honneur du saint. Les cors sonnent le réveil en fanfare de tous les villages de l’Ardenne. Les prêtres disent la messe à la lueur des flambeaux. Le plus jeune chasseur fait la quête en offrant, en guise de plateau, le pavillon de son cor retourne… ou tombèrent longtemps des pièces d’or.

Et le premier gibier tué est offert au saint eu égard au grand amour de vènerie qu’il eut avant d’être sanctifié…

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par SCampion

Prix de l’électricité dans 10 ou 15 ans ?

0 h 59 min dans Actualités & Business, Hi-Tech, Tous les articles par SCampion

« Eolien : rumeurs et réalités »

Il était une fois un couple qui aimait les œufs…
Chaque semaine, ils achetaient une douzaine d’œufs frais à la ferme pour 3 €.
Ils calculaient que 624 oeufs par an leur coûtaient 156 €

Un jour, ils furent approchés par le représentant de la firme « L’œuf écolo » qui leur fit miroiter la proposition suivante : ils payaient tout de suite 75 €, et pouvaient recevoir 600 œufs sur l’année ! Le marché semblait très avantageux et ils signèrent pour 75 €.

Les livraisons commencèrent, mais les quantités variaient de semaine en semaine; parfois on leur en livrait trop (24), parfois trop peu (6), et parfois rien du tout, parce que l’alimentation des poules avait subitement été fortement réduite.

Mais les plaintes qu’ils envoyaient à « L’oeuf Ecolo » recevaient régulièrement la même réponse : « malheureusement, les conditions avaient été défavorables pour leur variété de poules »

A la fin de l’année, ils n’avaient reçu que 208 œufs, soit 33% seulement de ce qu’on leur avait annoncé !

Lorsqu’ils se plaignirent à la firme « L’œuf Ecolo » que leur publicité était mensongère, ils reçurent comme réponse que l’offre disait bien qu’ils « pouvaient recevoir 600 œufs » pas qu’ils les recevraient…

Le couple fit contre mauvaise fortune bon cœur et jura qu’on ne les y reprendrait plus.

Ils en parlèrent à un ami qui leur dit : « je comprends, je vis la même chose avec le parc à éoliennes qui est sensé m’approvisionner en électricité… »

 

La Belgique devra supporter un taux d’occupation spatial éolien on-shore (à terre) 4,75 fois aussi important que celui des États-Unis d’Amérique !


100 % de nucléaire en Belgique nous permettraient de passer en dessous de 50 gCO2/kWh… Est-ce la solution pour notre pays ? http://unefois.be/2009/03/les-belges-sont-favorables-au-nucleaire/

Il est vrai qu’une éolienne, ça fait tourner la tête. Au point d’attraper un coup de pale. Et de ne plus savoir multiplier les pourcentages ! . L’éolien industriel représentera, en 2012, une quotité de 2% des vecteurs de production d’électricité.

Sachant que la production d’électricité est responsable de 20% des émissions de gaz à effet des serre (GES), quel est alors en Belgique le pouvoir dépolluant de l’éolien industriel ? Allons-y : 2% x 6,5% x 20% = 2/100 x 6,5/100 x 20/100 = 260/1000000 = 26 cent millièmes ! Est-il est raisonnable alors de croire que l’éolien est LA solution contre le réchauffement climatique ? Si vous répondez oui à cette question c’est que le coup de pale a fait son effet.

Continuons notre petit exercice….

Les GES en Belgique sont de 143Mt CO2eq/an. Donc nos 26 cent millièmes représentent 26/100000 x 143000Kt = 37,18 Kt/an.
Sachant que notre pays compte 5048723 voitures particulières qui font 40km/jour en moyenne et qui polluent, à raison de 345g/km, 1 jour sans voiture représente 345g/km x 40km/j x 5.048.723 =70Kt/j.

Conclusion : un seul jour sans voiture représente une réduction de C02 qui est le double de celle de l’ensemble de l’éolien industriel pendant un an !

Mais revoyons un peu nos calculs. Jusqu’à preuve du contraire, la production annuelle d’une éolienne en MWh est égale à sa puissance nominale en MW, multipliée par le taux de charge et par le nombre d’heures comprises dans une année (à savoir 8760). Actuellement la moyenne de puissance nominale des éoliennes installées ou à permis octroyé en Wallonie est de 2,14 MW, et cela continue à croître chaque année grâce aux évolutions technologiques du secteur. Pensez aux éoliennes d’Estinnes et leurs machines de 6 MW…

Aujourd’hui, en Wallonie, nous possédons une puissance éolienne nominale de 420 MW (éoliennes construites ou à permis accordé), produisant 736.000 MWh électrique annuels, pour un gain en CO2 de 736.000 x (0,428 – 0,024) = 297 kt/an.
En 2020, pour 697 éoliennes de 2,14 MW, produisant 2.600.000 MWh électrique annuels, le gain en CO2 est de 2.600.000 x (0,428 – 0,024) = 1050 kt/an.

Là, … on voit la tête qui vous tourne…

L’éolien est le parfait appoint du thermique pour en limiter les effets polluants, pour peu que le réseau et les centrales thermiques soient configurées pour. La Belgique a en effet de sérieux progrès à réaliser au niveau de l’adaptation de son réseau électrique à l’éolien.

Quel hypocrisie que de clamer à haute voix « je suis écologiste et je pense à l’avenir de mes enfants » … Comment peut-on encourager l’installation de tels monstres dans des zones habitées pour que notre petit confort électrique journalier puisse continuer à se faire sous un monceau de gaspillages innommables et honteux !

Si la démarche du monde écologiste d’aujourd’hui était bien celle de la seule recherche de la réduction du CO2 émis dans l’atmosphère, pourquoi ne se bat-il pas pour réduire la consommation et le gaspillage de l’énergie par chacun d’entre-nous, par les industries et les commerces ..

Curieux tout de même que l’on ne les voient pas combattre:
- le gaspillage d’énergie provoqué par les commerces qui laissent en plein hiver volontairement leurs portes grande-ouvertes
- le gaspillage de l’éclairage autoroutier qui pourrait être facilement rationalisé
- le gaspillage de l’énergie dans les administrations, les écoles etc … qui ne baissent pas leur chauffage la nuit et les WE
- le gaspillage des enseignes publicitaires et vitrines laissées allumées toute la nuit pour des clients … qui dorment!
- …

 

Poser la question c’est y répondre : c’est un combat dangereusement politique et électoralement suicidaire.

Les certificats verts sont -il un moyen habilement installé pour « communautariser » les investissements mais individualiser les revenus ?

La réduction du CO2 est-elle une démarche mondiale encouragée par tous les pays? … aux mains d’entreprises privées dont la seule et unique finalité est la rentabilité et la distribution de dividendes alléchantes aux actionnaires ?

« Je suis outré aussi de ce que vous traitiez de lobbymen des associations qui se battent pour sauvegarder nos plus beaux paysages wallons, pour protéger le cadre de vie et la quiétude de concitoyens touchés directement,pour encourager les éoliennes en mer bien plus réductrices de CO2. Nos parents écologistes se battaient contre toutes agressions paysagères,défendaient la faune et l’avifaune, encourageaient la qualité de vie de chacun au sein d’une nature harmonieuse et équilibrée. Aujourd’hui curieusement les écologistes se battent pour installer un maximun d’éoliennes qui agressent les paysages, qui font fuir la faune et massacre l’avifaune et encouragent la destruction du cadre de vie des habitants.Ils connaissent pourtant l’énorme potentiel de l’eolien OFF-SHORE qui est en route et savent que les parcs éoliens on-shore belges fournissent comparativement des puissances tellement misérables qu’il est anormal de continuer à encourager la poursuite d’installation de ces parcs on-shore. Pour moi nous roulons à contre-sens … nous encourageons grassement la production d’électricité supplémentaire mais n’encourageons absolument pas la REDUCTION de la consommation électrique bien plus efficace en terme de réduction de CO2.

(Pour exemple ce matin un article dans le journal la Meuse explique que le café Cécile de la place Cathédrale a chauffé sa terrasse à l’électricité pour une seule personne!! .. cela ne me coûte que 6 euros/heure dit le patron … mais où est passée la démarche écologiste anti-CO2 dans tout cela? … lui s’en fout en tout cas … ) Joseph sur http://www.andre-antoine.be

Quel sera le prix de l’électricité dans 10 ou 15 ans ?

Bien sûr, les gens ont commencé à isoler leur maison cet hiver parce qu’ils ont eu la révélation soudaine de leur mode de vie énergivore, … pas parce qu’ils ont eu un peu mal au portefeuille avec la montée du prix du pétrole. Ils ont décidé de mettre des panneaux solaires sur leur maison parce qu’ils trouvent ça très beau sur le toit (que c’est tellement écolo), et puis, l’obtention des subsides tels que l’investissement devient très rentable après quelques années…

Les promoteurs éoliens mettent des machines partout parce qu’elles vont jouer « un rôle important en matière de réduction des gaz à effet de serre »… ben oui ! et la marmotte elle emballe le chocolat !….

Vent de raison

« Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages » (La Fontaine)

Les femmes et les hommes de « Vent de Raison » sont des citoyens ordinaires, indépendants de tout parti politique et de tout pouvoir économique. Ce sont des bénévoles qui prennent sur leur temps libre pour tenter de s’opposer à la prolifération anarchique de l’éolien en Région wallonne. Assisté par des experts énergéticiens et climatologues, VentdeRaison est dirigé par un petit comité qui coordonne les activités externes et internes. Une cinquantaine de groupes locaux se battent sur le terrain afin de préserver leur patrimoine paysager et monumental, et sont secondés dans cette mission par les bénévoles de VentdeRaison. Leurs actions externe vise à sensibiliser les media et les responsables politiques wallons, quant à l’absence de planification et de cadre normatif, du manque de coordination avec le fédéral, et des manquements en matière de conception de la politique énergétique.

La presse a amplement commenté les dernières déclarations du président Obama en matière de renouvelables. Du coup, en pleine crise, les actions des photovoltaïques et de l’éolien ont fait des bonds énormes. Et pour cause : le plan extrêmement ambitieux de viser 20% de renouvelables en 2020 et 25% en 2025 a provoqué un essor spectaculaire aussi bien en photovoltaïque (l’allemand Q-Cells, l’U.S. MEMC Electronic Materials Inc, et le chinois China’s LDK Solar Co Ltd) que chez l’incontournable éolien danois Vestas. Pas pour autant chez les citoyens, qui ont d’autres problèmes de survie économique à régler, mais bien chez les capitalistes qui ont bien retenu l’énorme niveau de subsidiation qu’Obama leur promet.

Selon les déclarations d’un expert de son administration, le but premier serait d’ajouter, en trois ans, 20GW d’éolien et 4GW de géothermique et solaire afin de doubler la base de puissance renouvelable actuelle de 24GW. Remarquons que la quote-part de l’éolien dans le renouvelable se situerait alors aux environs de 40%.

Dans ce pays de la démesure, toute démesure paraît normale. C’est ainsi qu’une firme californienne a obtenu l’autorisation de développer, dans l’Oregon, le plus grand windfarm au monde avec 303 éoliennes de 3MW !

Mais attention, la Belgique va faire mieux !

Dans ce qui suit nous allons étudier les dernières déclarations du Ministre Magnette en matière de la quotité de renouvelable (13%) que la Belgique vise pour 2020 et de sa répartition. D’après les extrapolations du Bureau du Plan (Working Paper 21/08/08), il est vraisemblable que la quotité éolienne dans le renouvelable sera de 40%.

Les déclarations récentes du Président Obama ont dévoilé l’objectif en matière de renouvelables : « 10 percent of the country’s electricity from renewable sources by 2012 and 25 percent by 2025 ». Une interpolation linéaire permet de voir que cela nous donne, pour 2020, une quotité de renouvelable de 19,23%.

Voici donc quelques calculs élémentaires permettant d’évaluer le nombre d’éoliennes (2MW) à taux de charge 20% en 2020 ainsi que leur occupation spatiale.

Indicateur référence résultat :
1 Superficie USA Wikipedia 9 629 048 km2
2 Superficie BE Idem 30528 km2
3 Population USA Idem 302 074 000
4 Population BE Idem 10 584 534
5 Densité de population USA (3) : (1) 31,37h/km²
6 Densité de population BE (4) : (2) 346,72h/km²)
7 Consommation 2009 USA Stat USA 3816TWh/an
8 Consommation 2008 BE Stat Mineco BE 86TWh/an
9 Consommation USA 2020 Extrapolation 4489TWh/an
10 Consommation BE 2020 Rapport AMPERE 100TWh/an
11 Consommation/hab USA (7 ) : (3) 11,98 MWh/an
12 Consommation/hab BE (8) : (4) 8,10 MWh/an
13 Quotité de renouvelable USA interpolation déclaration Obama 19%
14 Quotité de renouvelable BE Paquet climat/énergie 13%
15 Renouvelable USA 2020 (13) x (9) 853TWh/an
16 Renouvelable BE 2020 (14) x (10) 13TWh/an
17 MWh on-shore USA 2020 0,5 x 0,4 x (15) 172,65TWh/an
18 MWh on-shore BE 2020 0,5 x 0,4 x (16) 2,6TWh/an
19 Eoliennes on-shore 2MW USA 2020 [1000 x (17)] :[8760 x 0,2] 98545
20 Eoliennes on-shore 2MW BE 2020 [1000 x (18)] :[8760 x 0,2] 1484
21 Occupation spatiale USA (19) : (1) 0,01023 éoliennes par km²
22 Occupation spatiale BE (20) : (2) 0,04861 éoliennes par km²
23 Rapport occupation BE/USA (22) : (21) 475%

Si la densité de la population belge est 11 fois celle des USA, la consommation électrique rapportée par habitant est de 50% moindre. Malgré cela, le tableau montre que le taux d’occupation spatiale des éoliennes belges on-shore en 2020 est de 475% plus élevé que celui des USA.

L’excellente fable de la Fontaine « la grenouille et le bœuf » est donc parfaitement d’application : un pays 315 fois plus petit s’imposerait un taux d’implantation éolien 4,75 fois aussi grand !

Mais vous me direz que c’est le prix à payer pour participer à la lutte contre le réchauffement climatique ? Faux ! Le système (éoliennes et centrales d’appoint indispensables pour fournir du courant quand il n’y a pas de vent) émet encore 80% du CO2 de ce que les centrales à gaz émettraient sans éoliennes ! Il ne faut donc pas confondre l’intérêt des éoliennes en matière de dépollution (négligeable) et de source d’énergie renouvelable (non négligeable).

Notre organisation plaide pour un moratoire de l’éolien wallon et préconise un glissement significatif vers le far-shore, qui est bien plus performant, minimise les nuisances, et ne pose aucun problème d’organisation spatiale ni de capacité pour satisfaire à nos obligations internationales.

Nous comptons donc sur la clairvoyance de nos hommes politiques pour revoir à la hausse la quotité du fédéral en far-shore. Ce faisant nous éviterons cette horrible « pollution visuelle » reconnue jusque dans la jurisprudence administrative, les nuisances multiples pour les citoyens (sonores, infrasonores, stroboscopiques), la dévaluation du patrimoine immobilier des riverains et l’illégalité flagrante qui caractérise la prolifération éolienne actuelle en Wallonie, qui ne respecte ni le Code Wallon de l’Aménagement du Territoire, ni la Convention Européenne du Paysage.

Cet article fait suite à une publication sur www.unefois.be de « ventderaison.com »

Dans 10 ans, cette page Web sera du collector !

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